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Lacroix. Né à Arles dans une famille, à la fois, cévenole et provençale, où s'allie la rigueur classique à la bonne humeur baroque, Christian passera toute son enfance à dessiner. Après la faculté
des Lettres de Montpellier, la Sorbonne et l'Ecole du Louvre (préparation d'un mémoire sur le costume au XVIIe siècle), il va faire alors des rencontres déterminantes qui lui permettront de rentrer, en 1978, chez Hermès pour y apprendre les bases du métier. En 1980, il collabore avec le couturier de la Cour Impériale de Tokyo, avant de rejoindre,
en 1981, la maison Patou. C'est après 1987 que la première collection haute couture, signée Lacroix et dédiée au midi (avec ses racines bigarrées), défilera. En 1988 sera présentée la première ligne d'un prêt-à-porter qui n'a jamais cessé depuis de chercher son inspiration dans le métissage des cultures. En 1994, est créée une nouvelle collection "Bazar" plus sportswear, complémentaire des autres lignes, avec cependant sa propre identité, qui puise,
plus que jamais, dans les folklores et les époques. En 1996, la ligne "Jeans de Christian Lacroix" est lancée, elle mêle le passé, le présent et le futur, en s'inspirant des arts et des traditions populaires des ethnies du monde entier. Dans la dernière collection printemps-été 99, la "réalité de la Couture, c'est sa route, ses
creux, ses formes, son architecte, sa décoration, mais elle en a une autre, plus secrète, aussi réelle, celle de l'évocation. C'est ce chemin, qui sent ses convictions, que Christian Lacroix a pris pour faire mieux comprendre sa petite différence: un certain parfum dans les souvenirs". A la question : la Couture, consciente ou inconsciente
d'elle-même, Christian Lacroix répond: "Les deux à la fois, consciente parce que c'est un travail, inconsciente parce qu'elle peut faire allusion à un tas de choses. Elle est présente, cette fois (NDLR: collection haute couture printemps-été 99), dans ce qu'elle a de plus inconscient: partout, ou presque, il y a le mouvement du vent quand
il s'arrête, des épaules aux pieds, le passage de toutes petites gouttes que l'eau laisse derrière elle, des broderies comme des paillettes qui flottent dans l'air au travers du soleil, dans un enroulé de tissus, de temps en temps un petit courant d'air qui change le cours des choses, des pâleurs de voile, des ardeurs de soie et même un
ange...".
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